- Le nouvel album d’High Tone est disponible depuis le 17 Mai. Out back, sixième album des lyonnais (c’est pas rien, hein…) vient donc de sortir chez Jarring effects. L’album, ultra riche (15 titres) est particulièrement impressionnant, dense et intense : on y retrouve tout ce qui fait la force du combo, à savoir la parfaite maitrise d’une vision classique du dub, quelques éléments ethniques et bien sur l’assimilation de toutes les tendances de l’électro du moment : évidemment le résultat est assez inclassable, dans la lignée de ce que le groupe a déjà produit, mais en version plus plus. L’écoute répétée et attentive du disque est ultra conseillée, tant tout ce bazar fourmille de créativité, de trouvailles improbables et de vrais moments de génie (7th assault, Space rodeo). Notez qu’High Tone vient de bourrer une Maroquinerie, et qu’évidemment, ils sont sur la route pour un never ending tour qui devrait forcément s’arrêter pas loin de chez vous (enfin là, c’est l’international qu’ils défoncent, avec pas moins que des dates en Espagne, Sardaigne, Slovénie, Pologne, Tchéquie, Allemagne et Italie…)
www.hightone.org
http://www.jarringeffects.net/fr/
- Cette fois c’est la bonne : L’album de la lyonnaise Flore Raw sera disponible en France, distribué par la Baleine, le 30 Juin. Ca sort sur le label anglais Botchit and Scarper, et on notera la collaboration sur un titre de Vale Poher et Scalde.
www.flore-music.com
- Nouveau maxi (digital only, hein, dispo chez Beatport / Junodownload / Dj download / iTunes & co…) pour le label du coin Division virtuel : deux titres, Atix et Mandala, de la techno assez simple, groovy et minimale, dancefloor friendly. Bien joué les gars, ce Dopo ep est une jolie tuerie…
www.division-virtuel.com
- Connaissez-vous Arandel ? Pas encore, forcément, mais ça ne saurait tarder, tant la musique de ce mystérieux artiste lyonnais semble parfaitement d’aujourd’hui, puisant dans le passé quelques recettes contemplatives pour mieux embellir le futur…L’album In d sort sur InFiné le lundi 21 Juin, et il est magnifique. Petite chronique, suivie d’une interview, histoire de mieux faire connaissance avec ce drôle d’artiste…
ARANDEL In D (InFiné)
Quelle étonnante surprise que ce premier album d’Arandel, artiste inconnu au bataillon de la hype ou à l’hystérie médiatoc, mais personnage discret et mystérieux, sans doute plus intéressé par le souffle intérieur, les vibrations de la nature, la langueur du temps qui passe, que par la vitesse du présent. Le disque intrigue d’entrée, avec un artwork simple et organique, une photo, du bois (un plancher), trois feuilles, du carton et sur ce carton, un portrait crayonné de l’artiste, noir sur beige donc…Ensuite ? huit titres (uniquement des chiffres, mais sans chronologie logique, sans ordre mathématique), et un épilogue.
Mais le plus contemporain, le truc d’époque, c’est surtout dans le drôle de musique proposée, qu’on le trouve : souvent rêveuse, douce, langoureuse voire sensuelle, évidemment mystérieuse, il semble bien qu’on ait à faire à quelque chose d’important, assez indéfinissable ou impalpable, une sorte de réussite totale, particulièrement fascinante. Ok, il semblerait que le processus créatif ait son importance (pas de samples, pas de bordel technologique, rendre le processus de création intègre et authentique en n’utilisant que le son de «vrais» instruments, organic music en quelques sorte…), mais franchement, on oublie vite le discours pour se concentrer uniquement sur cette sacrée musique, et ces neuf morceaux qui risquent bien de marquer l’année 2010 ! Super chaudement recommandé !!!
ARANDEL In D (InFiné – Cd – If1009 – Album à sortir le Lundi 21 Juin 2010)
Qu’est ce qui te fait kiffer ?
Arandel : Récemment, découvrir au hasard du bouquin de Michael Nyman que je n’avais jamais rien compris à la musique expérimentale… ça, et la musique expérimentale, donc.
Quel est ton mot préféré ?
Arandel : Onde.
Quel son ou bruit aimes tu ?
Arandel : La neige fraiche qu’on presse, et tous ces micro-sons naturels super rapides.
Est-ce que tu as déjà fait criser quelqu’un ?
Arandel : Ca fait partie de mon travail.
Est-ce que tu as l’habitude d’embrouiller des gens ?
Arandel : Je ne sais pas ce que ça veut dire.
A propos de quoi devrait-on fermer sa gueule ?
Arandel : Ca dépend de la raison pour laquelle on l’ouvre.
Quel conseil as-tu reçu avec bienveillance, mais que tu n’as jamais suivi ?
Arandel : « Dépêche-toi de faire ce qui ne presse pas, pour avoir le temps de t’occuper de ce qui presse ». c’est Confucius qui me l’a dit. Cela dit, j’y pense.
Quel est ton rituel quotidien incontournable ?
Arandel : J’en ai trop, je suis quelqu’un de très rituel. C’est une façon efficace de me protéger contre la monotonie.
Qu’est ce qui t’effraies le plus ?
Arandel : Le temps. Surtout celui qui reste. Et c’est sans doute pas sans lien avec ma fascination pour la musique répétitive.
Comment aimerais-tu mourir ?
Arandel : Disparaitre, pour ne pas mourir.
Quel est on premier souvenir ?
Arandel : Un terrain vague, où se construisait une maison, la mienne.
Est-ce que tu collectionnes quelque chose ?
Arandel : J’achète vraiment beaucoup de vinyles. Alors il y a toujours un peu en filigrane cette menace de la collection. Mais les collections, ça rend con.
Un penseur fondamental ?
Arandel : Un mix de Thoreau et John Cage.
Quel est le truc le plus chelou que tu ais fait récemment ?
Arandel : Changer de vie.
5 mots pour te décrire ?
Arandel : Le premier bouquin que j’avais sous la main (« La traversée du Pont des Arts » de Claude Roy) en a décidé, 5 mots relevés complètement au hasard : cérémonieusement / percussions / envie / maison / infirmité. Je n’aurais pas mieux dit.
Quelle est ta pire addiction ?
Arandel : Le thé. Mais c’est pas pire.
Qu’est ce que tu faisais hier soir à minuit ?
Arandel : Je dormais. Je crois.
Quel est ton pire ennemi ?
Arandel : La routine.
Quel est ton héros de fiction préféré ?
Arandel : La figure paternelle.
Quel est ton héros dans la vraie vie ?
Arandel : Dada
Qui d’autre aurais tu aimé être ?
Arandel : Je suis déjà plusieurs, ça suffit comme ça.



