OPTIMO (Kill The Dj / Glasgow – Ecosse) Dj set
Pfouh, ça c’est la classe, un duo, des écossais de Glasgow, Twitch et Jonnie Wilkes, 25 ans de carrière, djs multigenres, ultra fans de techno (Twitch a géré Pure !, club culte de l’histoire de la techno chez les amateurs de sauce à la menthe, et ils viennent juste de décider de mettre fin à leur cultissime soirée Optimo, nommée ainsi en hommage au titre séminal des new-yorkais Liquid Liquid, soirée essentielle qui a fait émergé des trucs comme Lcd Soundsystem, Peaches, Franz Ferdinand ou The Rapture …), de reggae, de punk rock et de tout le post et autres nu…Des types qui brassent quoi, derrière des platines, des remixes ou des édits…Tiens dans leurs dernier bazars en date, checkez donc un pur mix d’édits de la techno vintage, édité chez les belges d’R&s, ou encore l’annonce (complètement en bas de cette page) du tracklisting du mix cd Fabric 52, qu’ils viennent tout juste d’annoncer…
Piscine du Rhône – 8, quai Claude Bernard – Lyon 7ème
Jeudi 13 mai 2010 – Ouverture des portes : 15h00 / Fermeture des portes : 23h00
19 euros, tarif unique (hors frais de location)
Et histoire de faire un peu mieux connaissance, une petite interview originellement parue sur le site australien de Spank records.
C’est assez incroyable d’avoir un club et une soirée aussi essentielle après plus de dix ans d’existence, alors même que la dance music a sacrément évolué durant cette même période. Qu’est ce que vous en pensez ?
Wilkes : Bah, notre aspiration première, c’était d’inventer une soirée agréable, fun à vivre et où on pourrait y jouer ce qu’on veut, vraiment ! ça peut sembler un peu concon, mais nous voulions vraiment que les gens aient le smile et jouer de la musique sur laquelle les gens pourraient s’éclater ! Rien de plus, finalement…C’est important de se souvenir que vers 1996, 1997, en Grande Bretagne, la dance music n’était pas très ‘’inspirée’’, c’est le moins qu’on puisse dire…En fait, c’était juste monotone et chiant…Les clubs étaient pleins de mecs, et l’atmosphère était assez agressive, dans plein d’endroits différents, c’était pas super cool de sortir ou de jouer des disques…Fun, ouais, c’est le mot, juste avoir un endroit fun, et tac, directos, vas savoir pourquoi, les gens se sont sentis concernés et connectés. Je pense que c’est juste toujours le cas…
Est-ce que ça signifie un truc particulier à Glasgow ? C’était par rapport à la musique, ou plus pour le bazar, le fun ?
Wilkes : Je crois que partout les gens veulent s’amuser. C’est vrai qu’à Glasgow, le public a la réputation d’être un peu ‘’extrême’’…On se sent ultra chanceux d’avoir un public comme ça chaque semaine…loyal et fidèle. Je suppose que ce fut payant de garder la main sur ce qu’on a amené au club, de ne pas avoir eu les yeux plus gros que le ventre, en terme de fric par exemple, et surtout, on s’est toujours rappelé de ce que nous on s’attendait à être traité en tant que public…
Tu entends toujours, à propos de Glasgow, combien la ville est froide, grise et déprimante. Parle-nous de ta ville et ce qu’elle signifie pour toi ?
Wilkes : Je suis né et j’ai grandi à Belfast, et je me souviens d’un cours de géo à l’école, je devais avoir dix ans, tu devais dessiner ta vision d’une autre ville de Grande Bretagne. On m’a filé Glasgow, j’ai donc dessiné des terrils, des cheminées d’usines, la pluie et un terrain de foot…et j’ai pas dessiné le moindre habitant, alors que ce sont ses habitants qui font l’identité d’une ville…Or à Glasgow, les gens sont super chaleureux, à donf et particulièrement créatifs. C’est vraiment un super endroit à vivre, et qui continue à m’inspirer chaque jour qui passe…
Vous rappelez vous de votre première rencontre ?
Wilkes : C’était dans un bus, pour aller à Pure à Edinburgh, où Keith était résident. Je ne sais pas ce que Keith a pensé de moi, mais moi, j’ai tout de suite vu qu’il était un bon mec…
Vous marquez vos influences sur vos pochettes, est ce que ces influences, c’est la musique que vous écoutiez quand vous étiez kids, où est-ce la musique que vous avez découverte avec le temps ?
Twitch : Plutôt avec le temps, dans les années quatre vingt-dix en fait…J’étais un petit punk quand j’étais kid…Il bourgeonnait une scène locale en Irlande du Nord à la fin des seventies et au début des années quatre vingt, et j’avais la chance, dans le bus qui me ramenait de l’école, d’avoir deux trois potes plus âgés que moi, qui ont fait les passeurs et m’ont aidé à faire les bons choix, histoire de bien dépenser mon argent de poche…Par exemple, pour la scène New yorkaise, je connaissais les Ramones, Patti Smith, mais c’est plus tard, étudiant aux beaux-arts que j’ai découvert Robert Mapplethorpe, Yoko Ono, ou même Glenn Branca, et quelques autres encore, qui assuraient le cross-over, mais c’est n’est qu’après avoir ingurgité tout ça que je me suis penché sur le post-punk, en détails, et que je suis tombé sur des trucs comme Liquid Liquid…
Est ce qu’il y avait un club ou une soirée qui t’ont vraiment marqué ?
Twitch : Pure à Edinburgh, vraiment…Mais cela dit, je suis devenu dj un peu par accident quand même…
Qu’est ce que tu jouais à tes débuts de dj ? Tu laissais sous entendre que tu étais un peu las de la techno, et que c’est la raison pour laquelle tu as lancé Optimo…
Twitch : J’ai commencé à faire le dj en 1986, et je jouais des trucs comme Nitzer Ebb, Front 242, plein de maxis du label de Chicago, Wax Trax, les productions d’ Adrian Sherwood, du dub bien dur, HINRG, Schoolly D et les débuts du hardcore, du hip hop, de l’électro pop et quelques groupes à guitares comme les Swans, Butthole Surfers ou Sonic Youth. Puis la techno et la house se sont pointés, et j’ai démarré le premier club écossais spécialisé dans le genre (Pure à Edinburgh) en 1989, jusqu’en 2000…On était les premiers en Europe à faire jouer des mecs comme Richie Hawtin, Carl Craig ou Green Velvet…En 1997, j’en ai eu marre de tout ce bordel, et donc, on a créé Optimo, d’abord pour nous, avec l’aide de deux trois potes…
Racontez nous Optimo, le club ? Comment ça a démarré, tout ça ?
Twitch : On en avait vraiment marre de la monotonie et de l’ennui des clubs à Glasgow…On a démarré pour le fun, pour nous et quelques potes, le dimanche, pasque pour le coup, on a réalisé qu’on était libre de jouer la musique qu’on voulait…On a jamais eu à se prendre la tète sur le succès rapide du truc, ça c’est fait en quelques mois…J’avis besoin de quelqu’un avec moi pour jouer, j’ai donc tout naturellement demandé à Jonnie (Wilkes), on avait plein de choses en commun…Ca a ouvert en Novembre 1997, au même endroit qu’aujourd’hui, le Sub Club…Il devait y avoir 75 personnes, et ce fut l’une des meilleures soirées de ma carrière de dj…Le style musical, c’est qu’en fait, il n’y avait pas de style musical…
On dit souvent que c’était bien le bazar…Comment était le public ?
Twitch : Clairsemé au début…Je crois que je connaissais tout le monde…Puis avec le temps, ça a commencé à grossir, et évidemment se sont pointé tous les mecs chelous, les freaks et les proscrits de la ville…
Quand avez-vous commencé à produire des trucs ? Cela vous semblait l’étape suivante logique ?
Twitch : J’ai commencé à produire à la fin des nineties…A l’origine, je n’utilisais pas le pseudo Optimo, je ne l’ai utilisé que pour des remixes, à partir de 2003. Jonnie utilisait lui le pseudo Naum Gabo. Par la suite, j’ai toujours signé mes productions originales sous pseudo Optimo. Le premier maxi que j’ai sorti, c’était sous le nom Mount Florida, sur mon propre label…
Comment la compile How To Kill a Dj est sortie ?
Twitch : On avait joué plusieurs fois à Paris, au Kill the dj night, et on était devenu bien pote, et assez complice musicalement avec les gens du label. Ils nous nous ont naturellement demandé de faire un mix pour le label, où l’idée c’était de condenser en 75 minutes, l’esprit d’une nuit entière à Optimo.
Objectivement, la dance music a beaucoup changé ces derniers temps…Est-ce que vous aimez toujours ce bazar…
Twitch : Oui toujours autant, d’autant plus qu’on a prévu de gros changements cette année…
Depuis cette interview, les deux compères ont donc annoncé la dernière d’Optimo à Sub Club le 26 Avril, et il est annoncé, à peu près pour la même date, la sortie d’un mix Fabric, dont il suffit de checker le tracklisting pour capter le truc, et se dire qu’il faudrait être sacrément cave, ou avoir un mot d’excuse en béton, pour rater le All Day Long consacré à Kill The Dj , à la Piscine du Rhône, le Jeudi 13 Mai…
Fabric 52 Tracklist :
01 Fad Gadget – Lady Shave – Mute
02 Discodromo – Cosmorama (Prins Thomas Discomiks) – Internasjonal
03 Basic Channel – Q1.1 – Basic Channel
04 Spencer Parker – YOGOTO – Rekids
05 Locussolus – Gunship – International Feel
06 Rebolledo – Amigos Cómeme – Cómeme
07 The Minister – Jack Your Bodey House Your Mind – Crème Organization
08 Altz – Get It Down! – Altzmusica
09 Thomas Brinkmann – Walk With Me – Curle
10 Rheingold – Dreiklangsdimensionen – Welt Rekord
11 Capablanca & T Keeler – La Konk Fiesta – Gomma
12 Roska – Feeline – Roska Kicks & Snares
13 Cumbia Moderna De Soledad – Shacalao – Sunflower
14 The Tyrell Corporation – Together Alone – Clone
15 Roni Griffith – Spys – Vanguard
16 Levon Vincent – Love Technique – Ovum
17 Oni Ayhun – OAR003-B – Oni Ayhun
18 Desire – Don’t Call – Italians Do It Better
19 Crazy Cousinz – Inflation – Defenders Ent Ltd
20 Matias Aguayo – Walter Neff – Kompakt
21 Nakion – Heartbit – Tigersushi
22 Xex – Heartbeat – What’s That Music
Liquid Liquid – Optimo from Barney Sutton on Vimeo.

