REDSHAPE The dance paradox (Delsin)

Art Work

Bon, ben voilà, ça devrait tout le temps être comme ça la techno : Des disques (ou je sais pas quoi, des fichiers sur un ordinateur ou un putain de téléphone portable) avec pas grand-chose dedans, ni dessus d’ailleurs. Soit l’essence même du truc, une sorte de tatapoum originel, qui soit à la fois à l’écoute des battements du cœur et de la connexion des neurones (le corps et l’esprit, body and soul, tu vois ce que je veux dire ?), et bien sur, le tout conservant un max de mystère et d’anonymat (qui a quelque chose à foutre du pauvre nerd qui appuie sur des boutons tout seul dans sa chambre, et qui en général a queutchi à raconter à part deux trois banalités, soit les plus grands dénominateurs communs à l’artiste (notez bien le petit a…) de techno ?).
Et ça, c’est quoi donc ? Du poulet, comme mon cul ? Nan, ça c’est du truc d’époque, évidemment made in Berlin, relayé par Amsterdam (Delsin, le label, un label auquel on peut faire 100% confiance tellement les mecs sont des conservateurs d’un esprit post Detroit façon valeur sure…). Le gars s’appelle Redshape (dans la vraie vie il doit s’appeler Olaf Fritz, ou un truc comme ça…), il se cache derrière un masque vénitien (rouge ou blanc) un peu concon, on sait pas grand-chose de lui si ce n’est que depuis une petite dizaine d’années il affole les freaks de l’électronique avec ses quelques maxis sur des labels aussi célèbres (nan je rigole…) et essentiels que Styrax, Music Man, Present et bien sur Delsin…Evidemment la pochette est en gris et blanc, les titres sobres et vaguement sci-fiesque (Man out of time, Dead space mix, Dark & sticky, ok mon pote, on voit bien le genre…), le tempo pas très élevé, ni très puissant, et justement ce qui fait le charme, c’est une certaine légèreté limite cotonneuse, une sensation zarbie, à la fois classique (les ingrédients sont connus) et terriblement moderniste…Soit donc 8 titres, très longs, très addictifs, hypnoticoplanants juste ce qu’il faut, le groove est sec mais efficace, il y a pas un brin d’humain là dedans, pas une voix ou le moindre claquement de mains, l’humeur globale est au sombre, il y fait un peu froid (c’est marrant, quand on regarde les dates du monsieur, on voit qu’il aime jouer dans des coins pas ultra méditerranéen, tu vois, des endroits genre Vilnius, Dresde, Malmö, Cork ou Anvers), les mélodies sont parfois étouffantes, mais bon sang, qu’est ce que ce disque, d’ores et déjà essentiel pour le bilan 2009, me semble totalement réussi ! Ah, oui, il existe une version vinyle, un truc à 295 exemplaires en plastique coloré, 2lp, avec en plus un 25cm inédit…

REDSHAPE – Man out of time

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REDSHAPE The dance paradox (Delsin – Sorti depuis le 12 Octobre 2009)

www.myspace.com/redshape
www.delsin.org

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