Focus label : Skylax

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A l’occase de cette fin d’été 2009, on va s’efforcer de remettre au cœur du bazar ceux qui font la musique, qui la produise, ceux qui sortent la thune pour qu’existe les disques, le bordel digital, les artworks, la promo, souvent des music freaks, bien plus passionnés par le grand cirque show que par les petits clowns du business…Histoire de continuer la série, c’est le très discret mais quand même un peu culte label parisien Skylax qui s’est collé à nos questions chewing-gum. En gros, Skylax c’est évidemment un label (démarré en 2004, une quinzaine de maxis au compteur, avec des trucs de Marshall Jefferson, Serge Santiago, Tony Sylvester ( !!!) et bien sur du boss du bazar, Hardrock Striker, celui même qui a répondu à mes questions), mais aussi, par passion et pour assurer le business, des soirées Cosmic Club régulières à Paname (en ce moment c’est au Batofar, où l’on a pu récemment y voir et entendre Kenny Hawkes, Daniele Baldelli, les Idjut Boys, Maurice Fulton, Dj Deep, Robert Armani, Alexander Robotnick, Arthur Baker vs Peter Hook ( !!!!!)) et du booking pour leurs nombreux poteaux, la creme de la creme du nu-electro-italo-disco-techno…Bref, des mecs qui déboitent et qui méritent bien un petit coup de pouce…

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HARDROCK STRICKER – Control (italo mix)

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ITALOWERK – Sognando

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Ns : Bon là, sérieux, faire un label, est ce bien sérieux justement ?
Skylax : Ben, oui bien sur, c’est très sérieux, c’est un travail de tous les instants !
Ns : Qu’est ce que ça peux bien signifier à notre époque cheloue de tenir un label, une maison de disques comme j’aime encore à utiliser le terme ?
Skylax : Malgré la « crise du disque », il n’y a jamais eu autant de musique disponible et d’artistes. Notre but est justement à travers tous les moyens dont nous disposons today (les bazars de com d’aujourd’hui, myspace, facebook, le réseau et les relations etc…) de rechercher les talents de demain et de proposer une alternative au mainstream. Tout nous semble ouvert, beaucoup plus qu’avant.
Ns : Vous définiriez vous comme des music freaks, des passeurs, des entrepreneurs, des businessmen, des cinglés ?
Skylax : Un peu de tout ça car pour être honnête, le business de la musique est aujourd’hui plus un travail de passionné qu’autre chose.
Ns : Bon, vous commencez à avoir disons un peu d’expérience…Comment vous expliquez cette espèce de longévité disons miraculeuse aux yeux d’un music business de masse ?
Skylax : On se bat pour sortir les meilleurs titres possibles et surtout on essaye de garder une ligne directrice cohérente.
Ns : La vie quotidienne du label, c’est quoi aujourd’hui ?
Skylax : Gérer la paperasse, les line up de sorties, le niveau des ventes, toujours rechercher ce qui pourra avoir le plus d’impact sur le marché tout en conservant une certaine dose de spontanéité et d’excitation.
Ns : Et le rapport à l’argent, c’est souvent un truc dont on parle peu, mais c’est quand même une sacré grosse partie du bordel…Qu’en est-il de l’aspect financier du label ?
Skylax : Pour beaucoup, il est dans les bookings, soirées et promotion. Les ventes de disques représentent une petite partie de notre C.A. mais il est indispensable pour notre promo et surtout parce que l’on ne peut pas vivre sans, tout simplement; et on essaye de transmettre cela aux autres de la façon la plus humble qui soit.
Ns : Et les ventes, tout le monde pleurniche mais bon sang, on a quand même l’impression qu’il n’y a jamais eu autant de labels, tout autour du globe, dans toutes les esthétiques. Est-ce que vous pouvez préciser les chiffres de ventes, par support, et la proportion de ventes en France et à l’étranger… ?
Skylax : Nous vendons beaucoup en Angleterre, Allemagne, Japon, cela représente je pense 50 à 60 % de nos ventes. Le label a une très bonne image à l’étranger, je me rappelle très bien avoir rencontrer Erol Alkan pour son premier passage à Paris nous disant qu’il y avait des disques SKYLAX ‘’all around UK & he was in love with it !’’ donc forçement ça fait plaisir… Et ceci est une exemple parmi d’autres …
Ns : Qu’en est il de l’esthétique globale de votre label, j’imagine que le design, les objets disques, peut être même le merchandising, votre site web, tout cela ont une importance disons essentielle ?
Skylax : Oui c’est très important mais tout cela s’est créé de façon empirique, on travaille avec plusieurs graphistes car le design d’un disque et le flyer d’une soirée n’ont pas forcément besoin d’être fait par la même personne, et cela requiert des compétences différentes.
Ns : Qu’est ce que vous venez de sortir récemment et racontez nous un peu comment ça se passe ?
Skylax : Notre dernier ep en date The genius of Maximilian Skiba a été plébiscité par de nombreux djs et a eu une chronique extrèmement positive dans pas mal de mag dont un 9/10 dans Trax…Un ep très modern disco dont on est très fier, et qui résume bien ce que nous sommes : des Warriors de la night…(rires…)
Ns : Quels sont vos projets pour les semaines à venir ?
Skylax : On prépare les prochaines sorties notamment celle de Aki Latvamaki, fantastique artiste finlandais dont l’univers est proche de Arnaud Rebotini, Mathew Jonson, ou encore Trentemoller…Et oui on aime aussi, nous ne sommes pas que des disco fetishists…(Rires) et puis la release de la SKYLAX COMPILATION en janvier avec beaucoup de surprises !
Ns : Comment vous voyez les choses disons dans les années qui viennent ?
Skylax : Une restructuration continuelle du marché, de plus en plus de marché de niches, peut-être va-t-on vers une solution globale par rapport à le vente de musique sur internet, des outils mao de plus en plus puissants et donc plus de musique dispo, à nous de trier le bon grain de l’ivraie. Mais notre leitmotiv c’est keep going !
Ns : C’est quoi les meilleurs souvenirs de votre histoire ?
Skylax : Ils sont encore à écrire mais bon objectivement notre toute première sortie avec Danny Krivit qui a quand meme fait un excellent score, même Bob Sinclar l’a acheté, tu vois le truc…(Rires) et bien sur nos premières soirée, rien ne vaut la rencontre et la communion avec le public.
Ns : Et les galères ?
Skylax : Les distributeurs qui plantent…
Ns : Des regrets, des choses que vous avez ratées, des artistes loupés ?
Skylax : Aucun regret … ou peut-être Lindstrom, qui était pas loin de nous…on le connait depuis très longtemps…
Ns : Quel est votre disque préféré sur votre label ?
Skylax : Evidemment le dernier et ceux à paraître dans les prochains mois, ça fait cliché mais c’est pourtant la stricte vérité, avec le temps notre spectre d’influences et de relations s’élargit et forçément ça s’en ressent dans la musique que l’on produit et que l’on vends, en fait on se bonifie un peu plus chaque jour…
Ns : Quel est le disque de votre label que vous nous conseilleriez de redécouvrir ?
Skylax : Le LAX 104, HARDROCK STRIKER Control, avec des lyrics inédits de Ian Curtis (Joy Division) sur une musique complètement nouvelle à la croisé des chemins entre New Order, Soft Cell, Depeche Mode & Marshall Jefferson
Et le LAX 111 ITALOWERK Sognando, un titre monstrueux d’Italo-electro par un des maîtres en la matière, Beppe Loda.
Ns : Vous sentez vous proches d’autres labels français ou internationaux, lesquels et pourquoi ?
Skylax : Oui bien sur, les français de Versatile, les anglais de Dc recordings et les ricains de Dfa…Parce que l’on partage des valeurs communes au niveau esthétique et qu’en plus, ils nous adorent !
warrior striker
http://www.myspace.com/skylaxrecordsmusic
http://www.myspace.com/cosmicclubmastercuts
http://www.myspace.com/hardrockstrikermusic

2 Responses to Focus label : Skylax

  1. Vivement la compile !

  2. C’est pour bientôt hopefully ;)