
La scène 3 de la nuit 1 du Mercredi 20 Mai (ouf !) sera consacré au label InFiné du voisin et ami de longue date Agoria. Ecurie familiale et intime, au catalogue qui gentiment s’étoffe de disques essentiels (Apparat, Francesco Tristano), le label fera ce soir là la part belle à sa nouvelle génération : C’est Arandel (projet top secret, élégant et racé) qui ouvrira, la jeune autrichienne Clara Moto qui jouera des disques charmants, le franco londonien Danton Eeprom, un as de la techno contemporaine qui enfoncera le clou avec son live hybride entre feeling garage rock, pop électronique et rythmes industriels. Agoria, façon ‘’Je relève les compteurs de 04h à 06h’’ devrait faire main basse sur le dancefloor final, histoire d’essorer le parterre d’irréductibles raveurs et autres festivaliers ravis.
Mais pour le coup ce qui nous intéresse aujourd’hui, avant de le découvrir live sur le plateau InFiné, c’est de discuter avec l’un des espoirs de la techno made in France, auteur d’un magnifique premier album Spanish Breakfast sorti cet hiver. Rone a donc joué le jeu de la discussion téléphonique, et rendez vous en bas de page pour gagner un exemplaire de son très très joli disque.
Ns : Salut Rone, ça va ? Je ne te dérange pas ?
Rone : Non, non, au contraire, c’est cool…
Ns : Bon, raconte un peu, t’es qui, d’où tu viens, tout ça…
Rone : Heu, je m’appelle Erwan Castex, j’ai 28 ans, je vis à Paris, avant j’habitais Belleville (chouette titre extrait de l’album,ndr), mais j’ai déménagé récemment pour un appart plus grand…Je suis fan de musique depuis toujours, au début je faisais ça comme un hobby, maintenant c’est plus sérieux, faut que je m’y fasse, j’ai un pied dans le music business…Je viens du milieu du cinéma, j’étais monteur, mais oui c’est vrai, je suis peut être avant tout un grand fan de cinéma…Je vois une quinzaine de films par semaine, j’aime tout, des blockbusters jusqu’au truc arty, des classiques historiques, des films français…
Ns : Et ce disque, quand même, c’est un sacré premier album ?
Rone : Ben en fait, le premier truc, ça a été la rencontre avec Agoria. Je ne connaissais rien au milieu du disque, le nom des labels, tout ça…Un de mes potes me disait, vas y, repère les artistes que tu aimes, regarde sur leur disques le nom de leurs labels et vas y, envoie leur une démo…C’est ce que j’ai fait, j’ai envoyé trois démos et j’ai eu trois retours positifs…Après discussion, on s’est bien entendu avec Sèb (Agoria) et toc, on a sorti Bora le premier maxi…J’ai ensuite continué à bossé entre ma chambre de 8m² à Belleville et j’ai pas mal voyagé. En gros, la moitié de l’album a été enregistré sur la route, avec mon laptop. Ensuite j’ai collaboré avec des proches, Adrien Roch, qui joue du saxo sur un titre, et Alain Damasio…
Ns : Parlons-en de celui là, un sacré personnage…
Rone : Oui, c’est un écrivain, il est né à Lyon, il écrit des livres de SF poétique…Je l’ai rencontré car j’avais un projet de film avec lui, c’est un gars entier, il se coupe du monde quand il écrit, il m’a ensuite donné l’autorisation d’utiliser ce texte qu’il avait enregistré dans une de ses phases créatives. Je me sens proche de lui, de son univers, de sa folie…J’ai moi-même une vision assez poétique de ma musique.
Ns : Ce morceau est assez impressionnant…Tu en es content de ce disque ?
Rone : Oui, oui, je voulais raconter une histoire, que la musique se développe comme un récit de voyage, un parcours… C’est pour cela qu’il y a une intro et une fin. De ce point de vue, il me satisfait. Mais tu sais, je suis déjà passé à autre chose, à la suite, je compose de nouveaux titres. J’ai eu aussi de bons échos de Massive Attack, James Holden, Apparat…Des artistes que j’aime énormément, ça fait plaisir…
Ns : Il reste quand même à sortir un nouveau maxi ?
Rone : Oui on devrait bientôt sortir La Dame Blanche…
Ns : Bon et le live, ça va ressembler à l’album ?
Rone : Non pas complètement…Je laisse beaucoup de place à l’improvisation, j’essaye d’aérer tout cela…Je gère mon stress, mon trac, pour transformer le truc en une sorte d’effervescence créative. C’est plutôt très stimulant…Je suis en train de m’armer pour lutter avec l’Art (Rires…)
Ns : Nuits sonores, une grande scène, du monde, tout ça, ça te branche…
Rone : Bien sur que ça me branche, je suis sur que ça va être chouette…Tu vas venir écouter ?
Ns : Y a des chances, ouais (Rires…)
Histoire de vous faire plaisir, le label InFiné vous offre cinq albums Spanish Breakfast en envoyant le mail suivant : ‘’Vive Rone et les labels indépendants aventuriers’’ à l’adresse jeu@nuits-sonores.com
Disques à retirer jusqu’au Mardi 19 Mai au point accueil du festival, Galerie des Terreaux.
Line up Mercredi 20 Mai / Marché Gare / Scène 3 / In finé Records présente :
22h00 / 00h00 ARANDEL (Lyon / France – Dj set)
00h00 / 01h00 RONE (Paris / France – Live)
01h00 / 03h00 CLARA MOTO (Graz / Autriche – Dj set)
03h00 / 04h00 DANTON EEPROM (Londres / Angleterre – Live)
04h00 / 06h00 AGORIA (Lyon / France – Dj set)
www.myspace.com/infinemuzik
www.myspace.com/rone0
La video de Spanish Breakfast dirigée et animée par Vladimir Mavounia-Kouka à découvrir absolument !
Rone – Spanish Breakfast from InFine Music on Vimeo.
Bien Bien Bien.
RONE + DAMASIO = MODERNITE