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Interview de Laurent Garnier par… Agoria

Agoria : Tu sors un chouette maxi sur Innervisions très prochainement. Aussi, je me demandais : à quand un disque de Laurent Garnier sur mon label, Infiné ?!

Laurent Garnier : Avant de sortir un disque chez toi, j’ai le projet d’en publier un chez Happy Music. Puis, chez Pathé Marconi et enfin un track jazzo-rockabily chez Flechette records (ils réouvrent le label pour moi !). Il va donc falloir que tu patientes encore un peu.

Agoria : Il se murmure que tu prépares un long-métrage. Sans forcément tout dévoiler, celui-ci est-il inspiré de ta vie, ton expérience ? Penses-tu avoir un rôle dans ce film ?

Laurent Garnier : Non, c’est une fiction. Le personnage principal est certes un dj, mais c’est de la pure fiction. Bien sûr, quelques scènes seront inspirées de faits réels, mais ce long-métrage n’est absolument pas un film autobiographique. Et encore moins un film sur la techno. Pour cela, mieux vaut lire mon livre (Électrochoc – Laurent Garnier / David Brun Lambert – Éd. Flammarion 2003, NDR).

En ce qui concerne le rôle, je vais avoir le même genre que ceux de Hitchcock dans ses films. Du style : le passager dans un bus ou le mec qui sort d’une cabine téléphonique). Bref, le début d’une grande carrière d’acteur !

Agoria : Le public français - et lyonnais en particulier - t’adore. Lors de tes précédents passagesà Nuits sonores, quels disques, quels moments t’ont rendu le plus euphorique ? Quelle image trotte dans ta tête quand tu penses au festival ?

Laurent Garnier : Sans hésitation, la folie sur la scène et dans la salle à la fin de mon set dans ce grand warehouse (Les Salins du midi en 2004, ndr) où j’arrosais le public de champagne tout en jouant de la Drum’n bass. L’équipe du festival m’a d’ailleurs offert une superbe photo de ce moment-là-là. Elle trône superbement dans mon studio (à quelque chose près, la photo qui ouvre ce post, ndlr).

Agoria : Cette 6e édition de Nuits sonores va être l’occasion de notre premier ping-pong, notre premier back2back. Au cas où nous raterions un enchaînement (ce qui, dans l’absolu, est proprement impensable), serais tu partant pour gratifier le public lyonnais d’une chorégraphie spéciale ?

Laurent Garnier : A fond. Avec mon fils, on bosse à fond la techtonik. En plus, je lui montre quelques pas de claquettes… Nous allons donc pouvoir faire un mix des deux. Vous allez adorer.

Agoria : Dois-je prévoir d’amener quelques disques drum’n'bass?

Laurent Garnier : Non, c’est bon, je vais t’en prêter ! Amène plutôt du trance-core, du acid-core et du tech-core…

Agoria : Sur scène, on ne peut plus fumer. En revanche, on peut toujours boire. Une envie ?

Laurent Garnier : Du champagne of course ! Et de la binouze.

Laurent Garnier vs Agoria, c’est à Nuits sonores le Vendredi 9 mai 2008 / de 23h00 à 06h00 / scène 1 / Ancienne Usine SLI. La même nuit : Heavy Trash, Dj Krush, Battles, Anti-pop Consortium, Dj Food, Mary Weiss of the Shangri-Las & more. Réservez vos billets !